DEFINITION OFFICIELLE D’UN COSMETIQUE

Voyons ensemble le premier module : Les bases de la formulation cosmétique. En premier la définition officielle d’un cosmétique.

Le règlement (CE) 1223/2009 du Parlement européen et du conseil du 30 novembre 2009 ont donné une définition clair d’un produit cosmétique avec 3 grands axes.

  • La nature : une substance ou un mélange de substance (type crème)
  • Application : au niveau des parties superficielles du corps humain, (notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes), ou avec les dents et les muqueuses buccales
  • 6 fonctions exclusive ou principale : nettoyer, parfumer, modifier l’aspect, protéger (produit solaire contre les rayons UV), maintenir en bon état dans le temps et corriger les odeurs (de transpiration comme le déodorant).

Ce cadre permet de distinguer les produits cosmétiques des médicaments. La ou un cosmétique est une expérience avec une texture adaptée, une bonne tolérance, un résultat visible et agréable au quotidien (exemples : shampoing anti-pelliculaire, lait après soleil apaisant, crème hydratante 24h, dentifrice sans fluor). Le médicament, lui, a une finalité thérapeutique: prévenir, diagnostiquer ou traiter une maladie, avec une efficacité prouvée par des études cliniques et un contrôle strict du rapport bénéfice‑risque (crème qui traite une brulure, dentifrice avec fluor_principe actif thérapeutique, shampooing qui traite de la dermatite séborrhéique c’est-à-dire un cuir chevelu squameux, rouges et qui suscitent des démangeaisons avec une action antifongique). En pratique, un cosmétique peut améliorer l’hydratation, renforcer la barrière cutanée, lisser l’apparence ou protéger des agressions, mais il ne remplace pas un traitement.

En cabine comme en magasin, cela oriente nos promesses: on parle de confort, d’éclat, d’aspect de la peau, de routine, d’hydratation, mais on ne parlera pas de traitement.

Attention aux produits « dermo‑cosmétiques »: ils restent des cosmétiques, mais se positionnent au plus près de la frontière avec le médicament par leur cible (peaux sensibles, avec une rosacée (les vaisseaux sanguins qui sont proche de la peau et teinte en rouge), à tendance acnéique, atopiques) et par des tests renforcés. Ils travaillent en collaboration avec des dermalogues afin d’étre recommandé par ceux-ci. Ils ne revendiquent pas d’effet thérapeutique et doivent formuler leurs promesses en termes d’entretien, de protection ou d’amélioration de l’état de la peau, sans prétendre traiter une pathologie. On peut voir la gamme HYSEAC, anti-imperfection autour du microbiome. La gamme Bariéderm cica réparateur pour peaux irritées et fragilisées.

À côté, il existe une catégorie indépendante: les biocides. Ce ne sont ni des cosmétiques ni des médicaments. Les répulsifs anti‑moustiques et certains gels hydroalcooliques en sont des exemples. Leur but est d’éliminer, d’inactiver ou de repousser des organismes nuisibles (micro‑organismes, insectes comme les moustiques). Ils obéissent à une réglementation spécifique des biocides, avec des allégations encadrées et des exigences d’efficacité et de sécurité propres à cette famille.

Un produit cosmétique est, au sens du règlement CE 1223/2009, une substance ou un mélange destiné au contact des parties superficielles du corps humain ou de la bouche dont l’objectif principal est de nettoyer, parfumer, modifier l’aspect, protéger, maintenir en bon état ou corriger les odeurs. Toute promesse d’effet thérapeutique relève du médicament.